KASS DEI II

KASS DEI II

ALAIN GERBAULT

``Alain Gerbault, né le  à Laval et mort le  à Dili (Timor), est un navigateur français, également pilote pendant la Première Guerre mondiale et joueur de tennis entre 1910 et 1932. Premier navigateur à traverser l'Atlantique à la voile en solitaire d'Est en Ouest, il est le premier Français à achever un tour du monde en solitaire à la voile. Il est aussi célèbre pour son plaidoyer en faveur des Polynésiens et de leur culture que l'on peut trouver exposé dans son ouvrage L'Évangile du soleil.``

 

Source: Wikipedia.

 

 

``Le Courage de Fuir`` est le titre du documentaire de Philippe Abalan. Les aspects de la vie d’Alain Gerbault, tous aussi intéressants les uns que les autres y sont bien décrits.  

 

La démarche intellectuelle voir philosophique d’Alain Gerbault de quitter la société bourgeoise et facile qu’il connu dans sa jeunesse et sa conviction profonde après 4 ans de guerre comme pilote de s’y extraire et d’avoir le ``Courage de Fuir`` est des plus intéressante.

Il choisit alors de faire voile vers la Polynésie, cette ``Polynésie qu’ il a prise en pleine gueule`` comme le souligne Eric Vibart. Le bateau n’ayant été finalement qu’un moyen.

 

Il découvre la Polynésie et s’alarmera des ravages de la colonisation sur ce peuple Polynésien. Tel un ethnologue, il vivra parmi ces populations iliennes, le plus simplement qui soit. Il apprendra et parlera couramment  la langue autochtone. Ces écrits et son mode de vie choqueront ``l’establishment`` des colons Français et des missionnaires venus prêcher la parole évangélique. Il choisira de quitter cette terre qu’il aimait tant en 1940 ayant choisi le camp du maréchal plutôt que celui de De Gaulle.

 

 

C’est cette partie de la vie d’Alain Gerbault qui est pour moi la plus intéressante, la plus significative de sa courte vie. Ce témoignage d’une culture en voie d’extinction, comme un signal d’alarme qui restera non entendu. Que reste t-il aujourd’hui de la mémoire d’Alain Gerbault sur les quais de Papeete, à Bora Bora ou aux Marquises ? Hélas sans doute rien ou pas grand-chose, sa tombe au milieu d’un parking à Bora Bora. Que reste t-il aujourd’hui de la culture polynésienne ancestrale si ce n’est hélas, que le folklore nostalgique d’une époque disparue et distribué aux touristes de passage.

 

 

 

 

Les pages ci-après sont extraites de l'excellent livre de Maurice Amiet, architecte naval, ``Bateaux de l’Aventure`` (Editions de l’Estran 1984). On notera dans leur lecture des contradictions avec les commentaires des différents intervenants dans le film de Philippe Abalan (Axel du Prel, Lucien Maillard, Eric Vibart,...).

 

Amiet est plutôt sévère à l’égard de Gerbault . Il écrit :

``J’avoue avoir relu avec plaisir et intérêt les livres d’Alain Gerbault, découverts alors que j’avais 17 ou 18 ans : J’étais subjugué. Depuis, les nombreuses critiques et attaques dont il a été l’objet m’avaient fait penser que mes jeunes yeux n’avaient pu voir les choses sous leur vrai jour et qu’en réalité Alain Gerbault n’était qu’un piètre marin, ayant mal préparé son entreprise, à commencer par le bateau : Voiles et manœuvres courantes fatiguées et hors d’état de faire une telle croisière, mauvais choix de vivres, etc…``

 

Certes tout le monde reconnaitra que le Firecrest n’était pas du tout le bateau adéquat et adapté pour une telle navigation. Mais finalement, après avoir surmonté nombreuses avaries et mauvais temps qu’Amiet narre dans ses pages, il a quand même bouclé sa boucle.

 

A mon avis n’est pas piètre marin celui qui réussit une telle navigation.

 

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Les livres d’Alain Gerbault:

  • Seul à travers l'Atlantique, Grasset, 1925.
  • À la poursuite du soleil, journal de bord. De New York à Tahiti, préface de Jean-Baptiste Charcot, Grasset, 1929.
  • Sur la route du retour. Journal de bord II de Tahiti vers la France, Grasset, 1929.
  • En marge des traversées : L'Évangile du soleil, Fasquelle, 1932.
  • Péridiniens et diatomées pélagiques recueillis par Alain Gerbault entre les îles Marquises et les îles GalapagosJules Pavillard, 20 mars 1935.
  • Îles de beauté, Gallimard, 1941, rééditions 1996, 2012, Hoëbeke (ISBN 9782-84230-431-7).
  • Un paradis se meurt, 1949, rééditions 1995, 2012, Hoëbeke (ISBN 9782-84230-430-0).
  • Mon bateau l'Alain Gerbault, Amiot-Dumont, 1952
  • O.Z.Y.U. Dernier journal, Grasset, 1952.

 



05/03/2016
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